La nécessité pour Madagascar de posséder « l’arme de guerre ».

Crise de nerf .

Le climat d’insécurité constaté sur tout le territoire national ravive chez nos gouvernants le syndrome Lucky-Luke. Nos Dalton voient partout la présence de l’homme qui tire plus vite que son ombre. Toute la population imagine le spectre d’une nouvelle guerre interne. Chaque citoyen change de trottoir, si tenté qu’il en existe encore, dès qu’il voit un sac suspect. La psychose générale s’installe. Ces derniers temps, des bombes artisanales auraient été trouvées ou plutôt placées dans les coins et recoins. Voici quelques jours une tentative d’assassinat a été perpétrée par un individu dont l’identité n’a pas été révélée officiellement. Seulement cette fois-ci le coup n’était pas le fait d’un simple titillement mais gravement préparé avec une « arme de guerre ».
Posséder l’arme de guerre ? Quel pied ! Le peuple peut s’en réjouir pleinement. C’est la marque déposée d’un pays développé, industrialisé où aucun chômeur ne ferait plus la queue pour attendre une quelconque offre d’emploi outre-mer ! Chaque famille aurait, non un minable véhicule dépourvu de la direction assistée mais de superbes grosses berlines achalandées de toutes les charges psychiques positives.
Malheureusement le compte de la Nation Madagascar n’y est pas…pas encore…serait-on tenté de dire ! La base populaire malagasy dite la majorité silencieuse, rase toujours le seuil d’un long tunnel non éclairé dont elle ne peut prévoir ni la fin ni percer une échappatoire pathétique.
Arme de guerre ! Rien qu’à y penser, on se croirait en Afghanistan où les Talibans n’effrayent que les envahisseurs ou les pacificateurs, selon. Introduire des armes de guerre à Madagascar sur initiative aberrante de nos gouvernants relève d’une intrépidité exceptionnelle. Cela existe bel et bien chez nous, provoquant chez les uns un émoussement affectif latent, soupçonnant chez d’autres leurs voisins comme étant des ennemis potentiels. La peur entraîne des bêtises et des crimes. Quelle angoisse que sortir de chez soi quémander une pitance par-ci, par là. Quel effarement  pour les enfants rejoignant à pied leurs écoles ! On ne sait jamais, une arme de guerre peut faire des dégâts collatéraux à un mauvais endroit au mauvais moment. Tout ceci grâce aux idées farfelues de nos gouvernants, tous partis, toutes tendances et mouvances confondues, d’avoir dilapidé et englouti une bonne partie de la fortune nationale pour ces effets destructeurs. A supposer que ces choses de la guerre puissent être convoitées d’une manière ou d’une autre, voire troquées avec des ressources minières du pays importateur. A croire que les produits énergétiques et sous sols de Madagascar auraient besoin des boucliers contre toutes tentatives de pillages par des prospecteurs véreux. Soit !
Par quel esprit traître nos gouvernants successifs osent-ils introduire ces engins de mort ? Nos gouvernants seraient-ils schizotypiques à tel point que des armes dites de guerre leur tortillent le cerveau jour et nuit et qu’ils en sont méningés ?
Il n’en demeure pas moins que la logique veut qu’on sache à qui appartiennent ces complexes industriels. Quels traités secrets ont conclu nos gouvernants avec ces constructeurs d’armements, ces pipe-lines appelés « filières » ? Nos gouvernants sont-ils obnubilés par ces margoulins, ces lobbyistes avec qui ils en font une valeur commune d’appartenance en marchandant leurs plus grandes parts de chocolat ? Ils préfèrent traiter leurs privilèges : les fonds de leurs comptes en banque, de leurs conforts matériels et immobiliers que de s’occuper de l’urgence du développement économique et social de la Nation.
Ainsi comment peut-on faire progresser le pays avec une telle mentalité. Le ver est dans le fruit. Aussi serait-il nécessaire d’éliminer le ver pour avoir du bon fruit ? Il va de soi que c’est la solution la plus radicale pour ne pas avaler de la pourriture. Les armes de guerre proprement dites n’y peuvent rien. C’est plutôt une capacité de nuisance pour un peuple déjà meurtri par des actes d’appauvrissement et du sous développement évident. Quels moyens doit-on exiger à nos gouvernants pour que la majorité silencieuse puisse traverser sereinement les méandres du domaine économique et social ? Nos futurs gouvernants doivent établir des programmes institutionnalisés dans chaque filière d’apprentissage et de formation. L’arme de guerre n’y a pas sa place. Notre gouvernement possède en permanence des diverses pièces de rechange pour leurs matériels de guerre gracieusement offertes par des « pays amis ». Par contre, pour l’éducation de base de nos enfants  nous manquons des outils d’évaluation : les programmes pédagogiques dans nos écoles publiques ne sont plus adaptés aux progrès à venir, nos matériels scolaires sont des plus archaïques depuis belle lurette.
Madagascar doit avoir, non des armes de guerre, mais du peuple innovant et créatif. Pour ce faire, la faculté de « vouloir » de nos gouvernants est prioritairement liée aux facteurs d’amélioration de la vie des Malagasy. C’est cela une des réponses appropriées aux besoins de la nation Madagascar. La transformation de la mentalité de nos gouvernants doit prendre un autre itinéraire : faire régner l’ordre moral, établir une vraie politique de rupture totale aux magouilles perpétrées jusqu’à ce jour, avoir une politique sociale plus audacieuse et sécuritaire pour le co-développement régional et national.
La vocation d’une arme de guerre dont Madagascar a besoin est de : créer une dynamique de la justice sociale, agir dans les champs nouveaux aux activités économiques, former des mouvements citoyens, combattre la précarité généralisée, multiplier les écoles, aider les familles pour l’éducation de leurs enfants,
Sur la politique politicienne, l’espoir pour un meilleur avenir c’est le combat d’idées et non combattre les personnes. C’est travailler dans l’intérêt du peuple ; et ça l’arme de guerre ne peut pas le faire.

Ralambo

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2 réponses à “La nécessité pour Madagascar de posséder « l’arme de guerre ».

  1. En fait, les mecs qui ont préparés ces manipulations ont regardés Al-Jazeera toute la journée, et voient des terroristes partout. Toutefois, la population n’est plus dupe, car après tout le monde souriait après l’attentat, car on croyait à la bonne blague !!

    Mais bon, il existe une grande majorité qui craint, car ils ne savent pas lire entre les lignes, et c’est bien dommage.

  2. c’ est mieux que sa femme lui retient un peu car la colère ne servira à rien en politique, voilà une femme courageuse mais dont le courage ne mène à rien, lorsque  » TAMPINA NY DOMY » alors si Andry rajoelina ne sait plus sur quel pied à danser, ce qu’il a confondu le pied droit du gauche, en fait ce qu’il veut c’ est que son partenaire RAVALOMANANA doit rénoncer à se présenter à la prochaine éléction présidentielle, pour la simple raison que Rajoelina craint le VENDETTA ( la vengeance)

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