Le Parlement européen fustige le régime « illégal » de Rajoelina à Madagascar

ça sent le roussi pour le pouvoir hâtif !

Le Parlement européen a vivement critiqué jeudi le « régime illégal » de l’actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, et a demandé contre lui des « sanctions individuelles et ciblées » s’il ne respecte pas les accords conclus pour sortir de la crise. « Le régime illégal en place continue de défier la communauté internationale » et « monopolise les pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire ainsi que les médias », accusent les eurodéputés dans leur résolution adoptée à Strasbourg. Les élus dénoncent « les violations généralisées des droits humains, le harcèlement et l’arrestation arbitraire de parlementaires, de religieux et de membres de la société civile, (…) le pillage des églises et l’intimidation de la presse », ainsi que « les arrestations et tortures de civils et d’hommes politiques ».

Le Parlement « désapprouve toute tentative de Monsieur Rajoelina d’organiser unilatéralement des élections ». Celles-ci sont théoriquement prévues le 20 mars, mais l’homme fort de la Grande Île a annoncé fin janvier qu’elles pourraient être reportées. Le Parlement « ne soutient que des élections préparées par un gouvernement consensuel », tel que prévu dans les accords conclus entre les principales mouvances politiques malgaches, en août, à Maputo puis en novembre à Addis-Abeba. « En cas de non-respect » de ces accords, les parlementaires demandent que « des sanctions individuelles et ciblées soient prises sélectivement à l’encontre des dirigeants actuels de la Haute Autorité de transition (équipe de Rajoelina) » .

Le Parlement européen réclame enfin « une enquête internationale indépendante sur tous les meurtres politiques à Madagascar, toutes les violations des droits de l’homme et tous les actes de répression perpétrés par les forces de sécurité et l’armée ». Madagascar, île pauvre de l’océan Indien, est plongée dans une crise politique grave depuis fin 2008, qui a conduit à l’éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana et à son remplacement par son principal opposant et ancien maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, 35 ans, soutenu par l’armée.

Publicités

Diaspora vs Diaspora : Bonne Année !

Diaspora "Ministra" Nouvelle Technos
En allant ici, vous pouvez constater qu’aux quatre coins de l’hexagone française, ce n’est pas les soirées St Sylvestre Gasy qui manquent.
Votre serviteur s’est invité à une soirée. Bien sûr, on mange, on danse, on boit (très modérément car j’ai le permis), on se sourit et l’on discute de tout et de rien. Quelque fois, on demande des nouvelles du pays. Voici un extrait d’une discussion.
—————–
Kudeta:

ça va au pays ?

DiaspoDance:

Oui ça s’arrange, avec les élections législatives en mars 2010 en vue, et grâce à notre jeune président, notre pays avance bien, malgré une certaine insécurité.
Je l’aime bien ce président , il est très dynamique.

Kudeta:

Ouais, ouais.
J’ai plutôt l’impression d’une marionette qui ne maîtrise rien.

DiaspoDance:

Je ne suis pas d’accord avec toi. Il a l’énorme mérite  d’avoir eu le courage de dégommer Ravalomanana. Et en cela, la patrie sera éternelement reconnaissante. La population n’aime pas ravalomanana, un point c’est tout.

Kudeta

Je ne comprends pas ta haine envers Ravalomanana.

DiaspoDance:

Tu peux pas comprendre. J’ai essayé de me lancer mon affaire dans les Travaux Publics en 2007, et la société de Ravalomanana m’a tout piqué. C’est pour ça que je suis en France maintenant.

Kudeta:

Tu oublies les réalisations énormes en matière sociales et économiques réalisées en moins de 7 ans.

DiaspoDance:

Je m’en fous. Ce bon à rien, il m’a saboté mon projet d’entreprise.

Kudeta:

Ok. Admettons, qu’il ait saboté, comme tu dis, ton entreprise. Est-ce une raison pour soutenir un coup d’Etat ?

DiaspoDance:

Kudeta, tu es trop influencé par les occidentaux. Il n’y a pas de coup d’Etat. Pff. C’est Ravalomanana qui a démissioné.

Kudeta:

Reconnais, tout de même, qu’après 9 mois de régime putshiste, on constate que la situation ne fait que s’empirer. On est très loin des promesses de démocratie et prospérité faites par Rajoelina en début d’année 2009.

DiaspoDance:

Il faut être patient. Rajoelina a les capacités pour que tout s’arrange sur place.

Kudeta

Cela n’en prend pas le chemin. Les sanctions pleuvent (Agoa dernièrement), le nombre d’entreprises qui ferment augmentent, et les sans emplois également. Tu as le privilège de pouvoir t’abriter en France. Mais toute cette majorité silencieuse sur place qui perd emploi, et toute source de revenu, t’en fais quoi ?

DiaspoDance:

Il fallait passer par là Kudeta !
L’erreur de l’équipe de Rajoelina a été d’être trop patient vis à vis des pro Ravalomanana, et de ne pas avoir provoqué beaucoup plus de martyrs.
C’est dommage, s’il y avait eu plusieurs centaines de morts le 7 février 2009, Rajoelina aurait été très rapidement reconnu par la communauté internationale.

Kudeta:

Ah bon! t’es pas un peu cynique ?

DiaspoDance:

Bon, bonne année, je vais sur la piste !

Kudeta:

Bonne année !

Augustin Diaspora

Augustin Diaspora

La nécessité pour Madagascar de posséder « l’arme de guerre ».

Crise de nerf .

Le climat d’insécurité constaté sur tout le territoire national ravive chez nos gouvernants le syndrome Lucky-Luke. Nos Dalton voient partout la présence de l’homme qui tire plus vite que son ombre. Toute la population imagine le spectre d’une nouvelle guerre interne. Chaque citoyen change de trottoir, si tenté qu’il en existe encore, dès qu’il voit un sac suspect. La psychose générale s’installe. Ces derniers temps, des bombes artisanales auraient été trouvées ou plutôt placées dans les coins et recoins. Voici quelques jours une tentative d’assassinat a été perpétrée par un individu dont l’identité n’a pas été révélée officiellement. Seulement cette fois-ci le coup n’était pas le fait d’un simple titillement mais gravement préparé avec une « arme de guerre ».
Posséder l’arme de guerre ? Quel pied ! Le peuple peut s’en réjouir pleinement. C’est la marque déposée d’un pays développé, industrialisé où aucun chômeur ne ferait plus la queue pour attendre une quelconque offre d’emploi outre-mer ! Chaque famille aurait, non un minable véhicule dépourvu de la direction assistée mais de superbes grosses berlines achalandées de toutes les charges psychiques positives.
Malheureusement le compte de la Nation Madagascar n’y est pas…pas encore…serait-on tenté de dire ! La base populaire malagasy dite la majorité silencieuse, rase toujours le seuil d’un long tunnel non éclairé dont elle ne peut prévoir ni la fin ni percer une échappatoire pathétique.
Arme de guerre ! Rien qu’à y penser, on se croirait en Afghanistan où les Talibans n’effrayent que les envahisseurs ou les pacificateurs, selon. Introduire des armes de guerre à Madagascar sur initiative aberrante de nos gouvernants relève d’une intrépidité exceptionnelle. Cela existe bel et bien chez nous, provoquant chez les uns un émoussement affectif latent, soupçonnant chez d’autres leurs voisins comme étant des ennemis potentiels. La peur entraîne des bêtises et des crimes. Quelle angoisse que sortir de chez soi quémander une pitance par-ci, par là. Quel effarement  pour les enfants rejoignant à pied leurs écoles ! On ne sait jamais, une arme de guerre peut faire des dégâts collatéraux à un mauvais endroit au mauvais moment. Tout ceci grâce aux idées farfelues de nos gouvernants, tous partis, toutes tendances et mouvances confondues, d’avoir dilapidé et englouti une bonne partie de la fortune nationale pour ces effets destructeurs. A supposer que ces choses de la guerre puissent être convoitées d’une manière ou d’une autre, voire troquées avec des ressources minières du pays importateur. A croire que les produits énergétiques et sous sols de Madagascar auraient besoin des boucliers contre toutes tentatives de pillages par des prospecteurs véreux. Soit !
Par quel esprit traître nos gouvernants successifs osent-ils introduire ces engins de mort ? Nos gouvernants seraient-ils schizotypiques à tel point que des armes dites de guerre leur tortillent le cerveau jour et nuit et qu’ils en sont méningés ?
Il n’en demeure pas moins que la logique veut qu’on sache à qui appartiennent ces complexes industriels. Quels traités secrets ont conclu nos gouvernants avec ces constructeurs d’armements, ces pipe-lines appelés « filières » ? Nos gouvernants sont-ils obnubilés par ces margoulins, ces lobbyistes avec qui ils en font une valeur commune d’appartenance en marchandant leurs plus grandes parts de chocolat ? Ils préfèrent traiter leurs privilèges : les fonds de leurs comptes en banque, de leurs conforts matériels et immobiliers que de s’occuper de l’urgence du développement économique et social de la Nation.
Ainsi comment peut-on faire progresser le pays avec une telle mentalité. Le ver est dans le fruit. Aussi serait-il nécessaire d’éliminer le ver pour avoir du bon fruit ? Il va de soi que c’est la solution la plus radicale pour ne pas avaler de la pourriture. Les armes de guerre proprement dites n’y peuvent rien. C’est plutôt une capacité de nuisance pour un peuple déjà meurtri par des actes d’appauvrissement et du sous développement évident. Quels moyens doit-on exiger à nos gouvernants pour que la majorité silencieuse puisse traverser sereinement les méandres du domaine économique et social ? Nos futurs gouvernants doivent établir des programmes institutionnalisés dans chaque filière d’apprentissage et de formation. L’arme de guerre n’y a pas sa place. Notre gouvernement possède en permanence des diverses pièces de rechange pour leurs matériels de guerre gracieusement offertes par des « pays amis ». Par contre, pour l’éducation de base de nos enfants  nous manquons des outils d’évaluation : les programmes pédagogiques dans nos écoles publiques ne sont plus adaptés aux progrès à venir, nos matériels scolaires sont des plus archaïques depuis belle lurette.
Madagascar doit avoir, non des armes de guerre, mais du peuple innovant et créatif. Pour ce faire, la faculté de « vouloir » de nos gouvernants est prioritairement liée aux facteurs d’amélioration de la vie des Malagasy. C’est cela une des réponses appropriées aux besoins de la nation Madagascar. La transformation de la mentalité de nos gouvernants doit prendre un autre itinéraire : faire régner l’ordre moral, établir une vraie politique de rupture totale aux magouilles perpétrées jusqu’à ce jour, avoir une politique sociale plus audacieuse et sécuritaire pour le co-développement régional et national.
La vocation d’une arme de guerre dont Madagascar a besoin est de : créer une dynamique de la justice sociale, agir dans les champs nouveaux aux activités économiques, former des mouvements citoyens, combattre la précarité généralisée, multiplier les écoles, aider les familles pour l’éducation de leurs enfants,
Sur la politique politicienne, l’espoir pour un meilleur avenir c’est le combat d’idées et non combattre les personnes. C’est travailler dans l’intérêt du peuple ; et ça l’arme de guerre ne peut pas le faire.

Ralambo

Condamnation du coup d’Etat malgache par l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE

Messieurs les putshistes, (« Son Excellence » Lapinou, Ratsirahonanana, Ramaroson et consorts) lisez et relisez la dernière déclaration de l’Assemblée ACP-UE ici .

Quelques rappels sur cet Assemblée

Rwanda, 54ème adhérent du Commonwealth

Le Rwanda adhère au Commonwealth

« Le Rwanda va devenir bilingue » Interview en décembre 2008, hebdomadaire Jeune Afrique

Le chef de la délégation rwandaise au Sommet de la Francophonie revient sur les raisons qui ont conduit Kigali à choisir l’anglais comme langue d’enseignement.

Les autorités rwandaises ont décidé, le 14 octobre, de remplacer le français par l’anglais comme langue d’enseignement et d’administration. Annoncée à la veille du Sommet de Québec (17-19 octobre), cette décision a jeté un froid sur les assises de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Jeune Afrique : Cette décision a été perçue comme une nouvelle marque de rupture avec la France…
Charles Murigande : La décision de promouvoir l’anglais est dictée par la position géostratégique qui est la nôtre. Le Rwanda a adhéré à la Communauté est-africaine, qui utilise l’anglais comme langue de travail. Nous appartenons aussi au Marché commun d’Afrique orientale et australe (Comesa), qui est à 90 % anglophone. Et tous nos échanges se font avec les pays de cette organisation.

Concrètement, comment les choses vont-elles se passer ?
Nous allons d’abord aider tous les fonctionnaires de l’État à maîtriser l’anglais pour qu’ils puissent participer pleinement aux activités de la Communauté est-africaine. Mais, au-delà de ce besoin immédiat, nous avons choisi de faire de l’anglais la langue d’enseignement, de l’école primaire à l’université.

L’anglais sera-t-il la langue d’enseignement dès le début du primaire à la place du kinyarwanda ?
On a donné une instruction au ministère de l’Éducation afin d’étudier les voies et moyens pour faire de l’anglais la langue d’enseignement. Il est vrai que les pédagogues recommandent que l’enfant étudie dans sa langue maternelle pendant les trois premières années du primaire. Nous n’irons pas contre ces recommandations. Mais les enfants apprendront l’anglais dès la première année, tout comme ils apprennent aussi le français.

Que va devenir le français ?
Cette mesure concernant l’anglais ne se fera pas aux dépens du français. On va continuer à l’enseigner. Notre objectif est que les Rwandais terminent leurs études en étant parfaitement bilingues.

La Constitution ne sera pas révisée ?

Non, l’anglais, le français et le kinyarwanda restent les trois langues officielles. Nous essayons seulement d’amener l’anglais au niveau où est le français aujourd’hui. Nous avons besoin de cette langue pour mieux nous intégrer dans ce monde et mettre l’accent sur le développement scientifique et technologique.

Dans l’immédiat, le clivage entre ceux qui parlent anglais et ceux qui ne le parlent pas ne va-t-il pas s’accentuer ?
Il n’y a pas de clivage. C’est le désir de tous de parler plusieurs langues. Les francophones sont demandeurs. Ils ont envie de maîtriser l’anglais pour pouvoir mieux profiter des opportunités qu’offre l’intégration régionale.

Le Rwanda ne sera-t-il pas isolé de l’Afrique centrale ?

Pas du tout. Nous continuons à apprendre le français. Nous faisons partie de l’Afrique centrale du fait même de notre bagage francophone. On l’a, on le garde.

Votre pays restera-t-il membre de la Francophonie ?
Nous resterons membre de l’OIF. Quand bien même on arrêterait d’enseigner le français dans cinquante ans, le Rwanda compterait encore plus de francophones que l’Albanie ou le Laos.

Tout de même, l’annonce de votre décision à la veille du Sommet de Québec n’était pas fortuite…
Lorsque nous avons discuté de cette question de l’enseignement de l’anglais, nous ne nous sommes pas préoccupés de ce que la Francophonie allait en penser. Ce n’est pas une décision antifrancophone. Apprendre une autre langue ne devrait poser aucun problème à une Francophonie qui clame haut et fort la diversité culturelle et le multilinguisme.

Françafrique décryptée par le New York Times

“People don’t like France because France isn’t helping Africans freely choose their leaders,” said Achille Mbembe, a political scientist and historian at the University of Witwatersrand in South Africa.

Lire la suite dans le quotidien américain New York Times

Meilleur blogueur repris dans Courrier International

Le site du Courrier International n’a pas manqué de reprendre les réflexions de Ndimby A. dont le blog est unanimement salué pour la qualité de son écriture et l’esprit critique qu’il suscite. N’hésitez pas à le partager.

Tous mes sincères encouragements à Ndimby A.

L’article est à lire ici ici